"Pour veiner de son front la pâleur délicate"

Pour veiner de son front la pâleur délicate,

Le Japon a donné son plus limpide azur;

La blanche porcelaine est d'un blanc bien moins pur

Que son col transparent et ses tempes d'agate.

 

Dans sa prunelle humide un doux rayon éclate;

Le chant du rossignol près de sa voix est dur,

Et, quand elle se lève à notre ciel obscur,

On dirait de la lune en sa robe d'ouate.

 

Ses yeux d'argent bruni roullent moelleusement;

Le caprice a taillé son petit nez charmant;

Sa bouche a des rougeurs de pêche et de framboise;

 

Ses mouvemments sont pleins d'une grâce chinoise,

Et près d'elle on respire au tour de sa santé

Quelque chose de doux comme l'odeur du thé. 

publicado por RAA às 15:30 | comentar | favorito